Invitations à la quatrième Rencontre du réseau mondial des femmes
proches de disparu(e)s - le 12 fèvrier 2003.
Les invitations de Kaosmos
Festival Voix de Femmes
INVITATION
Quatrième rencontre du « Réseau mondial de solidarité des mères,
épouses, sœurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues » Le 12
février 2003 à 19h Dans le cadre du Festival de Liège, au Jardin du Paradoxe,
caserne Fonck, rue Ransonnet 4020 Liège
Ce réseau est né au sein du Festival Voix de Femmes, dans le prolongement
de la rencontre « Cultures en résistance », où les artistes invitées
témoignaient de leurs réalités et des réalités des régions où elles
vivent. L’élargissement de la rencontre « Cultures en résistance » aux
femmes proches de personnes disparues s’est imposé de façon presque
évidente. La disparition est une des manifestations les plus horribles de l’oppression,
la réduction de l’être à un objet. Par leur lutte, ces femmes questionnent
et mettent en cause les fonctionnements de structures sociétales et mentales.
Elles poursuivent une réflexion essentielle pour le monde, celle de la
recherche d’une vie juste et digne, la nécessité de l’échange et de la
solidarité. Lors du cinquième Festival, en avril 2000, quatorze femmes proches
de personnes disparues, ont échangé leur histoire, leur douleur, leur combat.
Elles venaient du Chili, d’Argentine, du Mexique, de Turquie, du Kurdistan, du
Sahara Occidental, de République fédérale de Yougoslavie, du Liban, du Maroc,
du Rwanda et de Belgique. Participaient également à cette rencontre des femmes
qui, en Belgique et en France, luttent pour un monde juste et digne (Femmes en
Noir, collectif contre les expulsions…). A l’issue de cette première
rencontre, ces femmes ont créé le « Réseau Mondial de Solidarité des
mères, épouses, sœurs, filles, proches de personnes disparues ». Ce réseau
permet l’échange et la diffusion d’informations, la réaction rapide quand
l’une des membres subit une situation difficile, le soutien aux luttes de
chacune, plus d’échange et de solidarité… Une deuxième rencontre du
réseau, plus réduite, a eu lieu en février 2001 dans le cadre du Festival de
Liège. La troisième rencontre s’est tenue en mars 2002 lors du 6ème
Festival Voix de Femmes. Le réseau s’est élargi : outre les fondatrices, il
accueille maintenant des femmes qui résistent dans des régions
particulièrement meurtries, des voix souvent cachées ou oubliées
(Afghanistan, Palestine, Casamance, Burkina Faso, Tchétchénie, Iran, Algérie…).
La quatrième rencontre s’inscrt dans un des thèmes centraux développés
par le Festival de Liège : la guerre. Elle réunira donc quelques-unes des
membres du réseau qui vient dans des régions particulièrement touchées par
des conflits, parfois niés ou oubliés.
Y participeront :
Nassera DUTOUR (Algérie) : Nassera Dutour est la présidente du « Collectif
des familles de disparus en Algérie ». Au cours des dix dernières années,
des milliers d’Algériens ont « disparu », enlevés pour la plupart par les
forces de sécurité, militaires, policiers ou miliciens. Le fils de Nassera a
ainsi été enlevé en janvier 1997. Elle tente de créer une association de
familles de disparus à Alger, mais la peur des familles et le refus des
autorités algériennes l’en empêchent. Elle crée alors le « Collectif des
familles de disparus en Algérie » à Paris. Le collectif travaille en étroite
relation avec deux associations qui ont finalement pu se créer en Algérie : «
l’Association nationale des familles de disparus » (à laquelle les
autorités refusent toujours de donner l’agrément légal) et SOS Disparus.
Elles organisent tous les mercredi des rassemblements devant l’Observatoire
national des Droits de l’Homme à Alger et devant les préfectures de diverses
villes.
Jamileh ASLEH (Palestine) : Jamileh est la mère de Asel Asleh, l’un des
treize palestiniens de nationalité israélienne tués par les forces de
sécurité israéliennes lors des mouvements de protestation qui ont suivi la «
visite » d’Ariel Sharon sur l’esplanade des Mosquées fin septembre 2000.
Asel avait 17 ans et était membre de l’association « Seeds of peace », qui
regroupe des jeunes arabes et juifs et lutte pour la paix. Jamileh fait partie d’une
association qui défend la mémoire et le droit à la paix.
Seynabou MALE (Sénégal) : présidente du « Comité régional de
solidarité des femmes pour la paix en Casamance «. En 1982, le MFDC réclame l’indépendance
de la Casamance. Depuis lors, cette région vit une situation de violence
continue : guerre latente, arrestations arbitraires, viols, disparitions… En
1999, des organisations de femmes se regroupent pour participer au débat sur la
paix. C’est à ce moment que naît le comité présidé par Seynabou. Il
organise régulièrement des actions pour la paix et notamment, en mars 2001, le
rassemblement national des femmes pour la paix.
Leila GAPAEVA (Tchétchénie) : Leila est une proche de disparus lors du
conflit entre les rebelles tchétchènes et l’armée russe. Elle témoigne du
calvaire que subit le peuple tchétchène dont elle est à Grozny, un témoin
privilégié. ATTENTION : Madame Gapaeva n’ayant pas obtenu son visa, elle
sera « remplacée » par une de ses soeurs vivant en Belgique.
Cette rencontre sera suivie d’un concert de Claude Semal, organisé par l’Asbl
« D’une certaine gaieté le Cirque Divers » en soutien à l’Asbl « Julie
et Mélissa, N’oubliez pas ! ». Carine Russo est membre fondatrice du «
Réseau mondial…».
La quatrième rencontre du « Réseau mondial de solidarité des mères,
épouses, sœurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues » se
tient grâce au soutien de la Ville de Liège, Echevinat des Relations
Interculturelles.
Pour toute information : Festival Voix de Femmes, Laurence Vanpaeschen 04/222
12 46
Festival Voix de Femmes 9-11 rue des Mineurs B-4000 Liège – Belgique Tél
: +32 4 222 12 46 women.voices@skynet.be
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