Le festival de Liège aux Halles de Schaerbeek - 12 au 24 janvier 2003

Les invitations de Kaosmos

Le festival de Liège aux Halles de Schaerbeek

Les Halles de Schaerbeek asbl
Rue Royale Ste Marie, 22A - 1030 BRUXELLES
Réservations 02/218.21.07 (du lundi au vendredi de 14h à 18h) - www.halles.be 
Site du festival de Liège : www.festivaldeliege.be 

Les Halles de Schaerbeek débutent cette nouvelle année 2003 par une première collaboration avec le Festival de Liège et l'accueil de 3 spectacles autour de la création et la culture arabes. La programmation présentée aux Halles permettra, entre autre, de découvrir et rendre hommage au poète palestinien Mahmoud Darwich. Pour sa deuxième édition, le Festival de Liège, orchestré par Jean-Louis Colinet, s'organise autour de spectacles originaux (théâtre, danse, musique) qui, sous de multiples formes, interrogent notre présent. Avec ses conflits, ses guerres, ses injustices. Ses beautés aussi.


Ma 21 janvier 20H30
Durée 1h15 /Petite Halle

Echos sur le sable d'Algérie - Théâtre du Sorbier (France)

Gilbert Barba / Colette Froidefont
Première en Belgique

Seule en scène, Marie-Noële Bordeaux est deux femmes à la fois. Ou plutôt successivement. De sous le lourd manteau de la femme actuelle et algérienne (Khalida) apparaîtra Cassandre, femme mythique s'il en est. Comme son ancêtre, Khalida possède le don de vision et n'est cru de personne. Comme elle, elle ne peut empêcher la folie et la furie des hommes. Alors elle raconte. Son mari qu'elle aimait et qui a été tué. Les choses de la vie, drôles, concrètes, intimes. Et son fils qui fait partie du clan des bourreaux. Son fils mort à son tour. Avec l'apparition de Cassandre, la pièce sort de ce drame et retrouve la pleine lumière et le mouvement.
Au-delà de l'urgence soulevée ("que les brouillards se lèvent et que les voiles tombent"), une véritable force poétique se dégage de ce spectacle inspiré de la culture algérienne, de la littérature berbère et de la mythologie occidentale.


Mer 22 janvier 20H30

Et la terre se transmet comme la langue

Petite Halle

Poèmes de Mahmoud Darwich
Musique de Dhafer Youssef
Conception et réalisation Mohamed Rouabhi
Poèmes en français et en arabe

De la poésie et de la musique pour être ensemble et rendre hommage au plus grand des poètes arabes vivants : Mahmoud Darwich . Né en 1941 à Birwa, il y passe son enfance jusqu'en 1948, où une nuit il est jeté avec les siens par les forces israéliennes sur les routes de l'exil. Dorénavant, la poésie et la langue seront sa nouvelle patrie. Dans le monde arabe où ses poésies sont étudiées dans toutes les écoles, ses mots sont des hymnes, des hymnes qui chantent la résignation et la colère, la rage et la tristesse. L'amour aussi. L'amour surtout. Car si sa poésie est une arme politique, une arme de résistance, elle est bien davantage que cela puisque comme le dit Darwich lui-même, le sujet de la poésie c'est la poésie elle-même.
Lors de cette soirée, des poèmes puisés au sein de ses nombreux recueils seront, entre autre, lus - en arabe et en français - par l'acteur-metteur en scène Mohamed Rouabhi. Il partagera la scène avec des musiciens amis. Afin que ne s'éteigne pas tout de suite la magie de la poésie de Mahmoud Darwich, nous vous inviterons à prolonger la soirée dans la convivialité au son d'un orchestre de musique arabe.


Je 23 et ven 24 janvier 20H30

Discours de l'Indien Rouge

Durée 1H /Petite Halle

Création
Mahmoud Darwich / Mohamed Rouabhi
D'après deux textes de Mahmoud Darwich : Discours de l'Indien Rouge (traduction Elias Sanbar) et Une Mémoire pour l'Oubli (traduction Yves Gonzales - Quijano et Farouk Mardam - Bey)
Compagnie Les Acharnés (France)

Depuis que le monde est monde et depuis que l'homme est homme, il n'y a pas que les Palestiniens qui ont vu leurs territoires occupés. Les Indiens d'Amérique, entre autres, ont connu ça aussi. C'est pour cela qu'un jour Mahmoud Darwich a écrit le magnifique Discours de l'homme rouge. Ce discours qu'un chef indien aurait prononcé devant les Sénateurs américains raconte comment les hommes à la peau rouge ont vécu ces événements comme un destin imparable. Dans Une mémoire pour l'oubli, c'est la terre du Liban que l'on découvre occupée par les Israéliens, en août 1982.
Si Mohamed Rouabhi a décidé de mettre en scène ce spectacle autour des deux textes de Mahmoud Darwich, c'est pour nous faire entendre la beauté et la puissance de la langue du poète palestinien et nous parlé de la guerre qui bouleverse depuis trop d'années la Palestine.