Les poèmes entretiennent la paix 9

Les poèmes entretiennent la paix 9

Un poème par char

initiative de Benoist Magnat et de l’association « Groupe du 32 Octobre »

UN POEME CONTRE LA GUERRE
APPEL - APPAIXL


J’apPAIXlle
le monde dans le monde
J’apPAIXlle
le jour dans la nuit du monde
J’apPAIXlle
à l’enterrement de tous les drapeaux du monde
J’apPAIXlle
à la guerre contre la guerre dans le monde
J’apPAIXlle
à la suppression de tous les états du monde
J’apPAIXlle
les enfants-monde à naître dans le monde
J’apPAIXlle
un nouveau verbe pour la PAIX du monde
J’apPAIXlle
un homme dans le monde
J’apPAIXlle la PAIX du monde
J’apPAIXlle
à l’internationale de la paix du monde
J’apPAIXlle
à chanter « ça ira » « ça ira » en Irak et dans le monde
J’apPAIXlle
à la PAIX du monde
J’apPAIXlle
une femme et un homme dans le monde
J’apPAIXlle J’appelle

etc…

Poème à compléter par celle ou celui qui le lit

Serge PEY

 

La paix

Ne pas marcher sur le trottoir c’est une chose mais ne pas respecter les gens c’en est une autre .
On ne peut pas frapper quelqu’un sans lui dire pardon .
On ne peut pas partir sans dire au revoir .
On ne peut pas recevoir sans dire merci .
Alors, pourquoi on est si méchant ?

Allez maintenant ,
Allons battre la guerre !
Que la paix reste dans notre monde !

J’espère qu’un jour tout ça s’arrêtera ; qu’il n’y aura plus de mauvaise nouvelle aux infos ,
que tout le monde sera gentil avec tout le monde .
J’espère qu’un jour ça ne sera plus comme ça .
J’espère qu’un jour ça ne sera plus comme ça …
Et que ça durera …

Odeline 10 ans .

 

Dans la grande aventure de ma vie
je rêve d’être avec tous les poètes du monde
dans les déserts d’Assyrie et d’Arabie
dans le désert des mots
pour donner parole de vie
pour écrire l’amour entre les hommes
pour la paix au Moyen-Orient
pour la guerre aux injustices
avec l’esprit aussi large que le cœur du monde

Comme un enfant naïf
comme ignorant des sales réalités de ce monde
comme poète comme un homme
je ne peux me résigner à vivre ça :
la guerre la guerre la guerre

Benoist Magnat

 

 

10 000 000 000 de bouches, leurs pieds dans leurs chaussures un pas à al fois _ paroles-homme
10 000 000 000 de millions de zéro, terre, quelque chose-souffle
10 000 000 000 de O de ô non, non non non vraiment non
10 000 000 000 est assez rond est carré comme nombre O
10 000 000 000 tient des kilomètres carrés d'os soudés _ articulent
10 000 000 000 à somme non nulle et avenues de monde, ô homme
10 000 000 000 de jean's tonic à bulles d'air respirant, écarteurs de buildings
10 000 000 000 somment quelqu'un moins simplicifiant ni sifflant
10 000 000 000 de bouches sont 20 000 000 000 de mains sont 200 000 000 000 de doigts sont
400 000 000 000 de bouts de doigts, unis leurs os _ échange
" mettez quelques chiffres ensembles, ils n'en finissent plus de faire des enfants. Vermines, les
chiffres ! " Norge
1 mécanisme robororrifiant les jours sont comptés _ écran
1 est-il sans zéro est-il quelqu'un _ question à cardan ultra-remémorant
1 est tout seul, une bouche avec 10 000 000 000 de mains devant _ ô l'entente
1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + . . . . . _ c'est la terre, ronde, aux quatre coins _ droit
1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 . . . . . _ c'est la voix, venant de là où sont les choses _ vie
1 peut tout dire ensemble _ c'est le fond, puits du mot
1 a parlé _ avec tous ses zéro, s'ajoute, s'ajoute _ c'est sa vérité à lui
1 pose le monde là où il est __________________________________ .

André Gache

 

C'est l'été sur la prairie
Des soldats passés reste un
Petit os fleuri

De nouveau tombent les bombes
Chairs carbonisées
- Donne ton premier baiser.

Vivien Le Turcq

 

 

POESIA CONTRO LA GUERRA

Ogni uomo è un poema, un poema vivente. Ogni animale è un poema. Ogni albero, ogni fiore è un poema. Ogni montagna, ogni sasso è un poema. La guerra, il terrore infinito hanno distrutto milioni di poemi. I signori della guerra stanno per distruggere altri milioni di poemi. Ancora una volta è necessario che ognuno contribuisca con la specificità dei propri mezzi all’edificazione di una speranza. La Casa della Poesia è anche la casa della pace e della fratellanza tra i popoli, il luogo di incontro tra le diversità.

La Casa della Poesia e i poeti che ad essa fanno riferimento hanno sempre espresso posizioni contrarie all’uso della forza per dirimere i problemi e i conflitti internazionali ed esprimono il totale disaccordo con la politica di guerra che minaccia di scatenare un nuovo massacro che, per dichiarazione degli stessi che lo promuovono, avrà il significato epocale di una “seconda Hiroshima”. I conflitti ultimi assumono sempre più l’aspetto di guerre per l’egemonia politica, culturale, economica, per imporre modelli di sviluppo ed organizzare un mercato mondiale nel quale i paesi ricchi continuino a sfruttare risorse e beni a scapito dei paesi poveri.

Per esprimere una netta posizione di rifiuto della guerra utilizzeremo lo strumento che unisce tutti noi e che ci sta facendo percorrere tratti di cammino comune, la poesia.

Invitiamo pertanto poeti e scrittori di tutto il mondo a manifestare il proprio pensiero e il proprio dissenso e di contribuire a questo progetto di «poesia contro la guerra» aderendo all’iniziativa e inviandoci uno o più testi (dichiarazioni e/o poesie) che noi raccoglieremo sul nostro sito web ed inoltre, se avremo le risorse sufficienti a farlo, in un’antologia cartacea.

Aiutateci a diffondere questo invito ad altri scrittori e poeti cercando di coinvolgere poeti di tutto il mondo, in una mondializzazione della resistenza poetica. Lo diciamo nello spirito del cantastorie siciliano Ignazio Butitta che inneggiava ad una società di “pane, pace e poesia”.

Chiediamo infine a tutti gli amici, docenti universitari, insegnanti, traduttori, organizzatori, agli enti pubblici e alle istituzioni più sensibili, di esprimere la loro disponibilità ad aiutarci in questa impresa.

 

Raffaella Marzano Sergio Iagulli


Multimedia Edizioni / Casa della poesia
C.P. 125, 84100 Salerno (Italia)
Tel. 089/951621 – 347/6275911 – 328/8450483
e-mail: direzione@casadellapoesia.org

 

 

REVEILLONS LE SOMMEIL DES HOMMES

Ô Hommes
Ne vous endormez point
Voyez dans quel état nous sommes
Partout la misère et les ruines foisonnent
Et la mort instituée
Et l'enfance bafouée.
Ne vous trompez pas de combat.
Ne vous endormez pas.

N'agaçons pas l'impatience des générations naissantes.
Ne nous cachons pas derrière la Tolérance
Intensifions la lutte contre l'injustice,
Distinguons la patience de l'indifférence.
Ne tolérons plus la haine, la violence,
l'horreur de l'oppression.
Écrivons l'histoire de l'Espérance.
Défendons la Vérité,
Cultivons la contradiction
Jugeons avec impertinence.

Que chacun dans sa conscience
Oeuvre en permanence
Pour la survie de ce monde.
Et si ce Monde s'endort
Soyons les derniers à nous assoupir
Quand sera établie la Paix,

Dans la Liberté, l'Egalité et la Fraternité.

Nicolle Ragot

le 19 novembre 1998

 

Prière - Colère


A vous tous - grands de la Terre
Et surtout toi, Georges De Beulyou
Je t'adresse cette prière - colère :
Ne nous prends pas pour des relous

Oussama est un assassin
Et Saddam, lui, n'est pas un saint
Mais vous mêmes américains
N'avez vous pas de sang sur les mains ?

Votre histoire de 5 siècles à peine
Est souillée de sang rouge indien
De sang noir - esclaves Africains
De sang jaune en terre Vietnamiennes

Non, nous petits européens
N'avons pas oublié votre coup de main
Noyés dans la folie meurtrière,
La "fureur", les SS, Hitler

Merci à vous fils d'émigrés
Petits cousins expatriés
D'être venu des Amériques
Mourir pour nous en Armorique

Nous avons envers vous une dette
Mais une dette n'est pas soumission
Jamais, jamais nous ne vous laisserons
Mettre la feu à la planète !

Ceux là même que vous combattez
C'est vous même qui les avez armés
Ce n'est pas l'homme que vous visez
Mais le pétrole qui est sous ses pieds

Si vous en voulez à Chirac
C'est qu'il a planté avant vous
Ses puits, ses compagnies, ses sous
Dans le riche sous-sol de l'Irak

Oh s'il te plait George De Beulyou,
Regarde toi devant la glace
Et vois la vérité en face !
Retire ton masque, pleure un non coup
Rappelle tes fils et tes avions
Et mets tes larmes dans tes canons…


RoBou, le 21/02/2003